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LA POPULATION

Le profil démographique :
Le quartier St-Michel se compose d’une population de 55 560 habitants. Il est l’un des territoire de Montréal le plus densément peuplé et le plus défavorisé économiquement et socialement.

Les familles :
Le quartier St-Michel se démarque par une présence importante de familles avec enfants (75% des ménages). Près de 40% de ces familles sont formées d’un seul parent (souvent la mère). Dans le secteur St-René-Goupil, on retrouve la plus forte concentration de familles monoparentales ( 46% comparativement à 36% à Montréal).

Les communautés culturelles :
Le quartier regroupe diverses communautés culturelles. 66% de la population est de communauté haïtienne, italienne, espagnole, portugaise ou autres. À ce jour, on compte 53 communautés culturelles différentes sur ce territoire.

Le profil linguistique :
La majorité de la population du quartier est de langue maternelle française. C’est que plusieurs des résidents viennent de pays où le français est une langue d’usage répandue (par exemple, Haïti, Algérie, etc.). Les personnes de langue maternelle anglaise constitue 6% de la population tandis que les personnes de langue maternelle autre représente 34% de la population

La situation socio-économique:
La population de St-Michel est peu scolarisée. Plus de 52% de ceux âgés de 15 ans et plus ne détiennent pas de diplôme secondaire. Pour la plupart des ménages, le revenu est inférieur à celui des montréalais. On évalue le revenu moyen individuel à $16 091 par année. Quant au taux de chômage, il s’élève à 19%. 49% de la population du quartier est considérée comme inactive

 

Le QUARTIER ST-MICHEL

Le quartier St-Michel est situé dans le centre-nord de l’Île de Montréal. Il est entouré par les municipalités de Montréal-Nord et de St-Léonard à l’est ainsi que par les quartiers de Rosemont au sud et de Villeray et Ahuntsic à l’ouest. Il fait partie de l’arrondissement Villeray / St-Michel / Parc-Extension

UN BREF HISTORIQUE
Dès 1707, c’est au carrefour du chemin de la Côte Saint-Michel et de la Montée Saint-Michel que l’on trouvait des forges, des carrières de pierres et des fours à chaux. De chaque côté des chemins s’étalaient de vastes terres agricoles.

La première paroisse s’établit en 1911. Entre 1946 et 1964, Saint Michel est caractérisé par une période d’expansion et de grande prospérité. La population de Ville Saint-Michel passe de 6 000 à 68 000 habitants. Le développement du secteur manufacturier ainsi que l’exploitation des carrières favorisent une forte croissance démographique. De plus en plus de familles québécoises et de diverses origines ethniques s’établissent dans la ville. Les paroisses se multiplient jusqu’en 1960. L’expansion de la ville se fait sans plan d’aménagement.

Dans les années 60, les citoyens commencent à ressentir les effets d’un développement désordonné. Le voisinage entre les résidences et les carrières, la construction de l’autoroute Métropolitaine et l’implantation de plusieurs manufactures rendent la vie de plus en plus pénible. En 1968, la Ville de St-Michel est annexée à la Ville de Montréal. St-Michel devient donc un quartier.

Dans les années 80, la situation de l’emploi commence à être difficile pour plusieurs familles. On passe d’une population active à une population ayant recours de plus en plus à l’aide sociale. Le quartier St-Michel devient de plus en plus un territoire d’accueil pour plusieurs communautés culturelles. C’est à cette période que plusieurs organismes communautaires et associations sont créés afin de répondre aux besoins de la population de St-Michel et aux préoccupations plus spécifiques de divers groupes.

Le mouvement communautaire joue un rôle déterminant. Au cours des ans, ces différents organismes se regroupent dans divers lieux d’information et de concertation dans le but d’améliorer les conditions sociales, économiques et environnementales du quartier.

Depuis une dizaine d’année, St-Michel vit une fructueuse expérience de mobilisation intersectorielle coordonnée par Vivre St-Michel en santé.